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Lettre à Audrey Hepburn

« Tu as vécu tes rêves, tu as construit ta voie, tu as joué, tu as aimé, tu as souffert, tu as grandi, tu as compté, et, personne, aujourd’hui encore, ne t’a oubliée. »

4 mai 2019

Audrey Hepburn

Audrey,

Tu es née le 4 mai 1929 à Ixelles, en Belgique, dans une famille d’aristocrates, d’une mère hollandaise de haute lignée et d’un père anglo-irlandais qui a réussi en tant que banquier. Tu voyages beaucoup, dès ton plus jeune âge, tu apprends à parler plusieurs langues, et tu te passionnes très vite pour la danse et toutes les formes d’art.

Tout semble vous sourire, mais ce père vous abandonne, tu n’as que 6 ans. Puis c’est la guerre qui survient et embrase l’Europe. Ta mère t’emmène alors vivre en Hollande, en 1939, pour te mettre à l’abri. Mais, dès l’année suivante, les Allemands occupent le pays et font régner la terreur. Tu n’es qu’une adolescente mais tu t’engages dans la Résistance, tu fais passer des messages. Et tu continues à danser, toujours, tu rêves d’en faire ton métier. Mais les longues années de guerre, les longues années de privation, affaiblissent ton corps déjà fragile. Tu ne feras pas une carrière de danseuse, tu dois te faire une raison. Ce sera la comédie, c’est avec cette autre passion que tu vivras tes rêves, que tu iras loin.

Tu commences à jouer dans des comédies musicales et tu fais ta première apparition sur grand écran en 1948 avec Le Hollandais en sept leçons. Puis tu t’installes à Londres, tu joues, tu joues beaucoup, dans des spectacles, des films. 1952 est une belle année. Après The Secret People, film dans lequel tu interprètes une danseuse, tu joues dans la comédie Nous irons à Monte-Carlo du Français Jean Boyer. Tu illumines l’écran, l’écrivain Colette te remarque. C’est elle qui te fait engager dans le rôle-titre de Gigi, adaptation théâtrale de l’un de ses textes, qui connaît un triomphe sur scène. Ta carrière est lancée, plus rien ne peut t’arrêter. C’est à Hollywood que tu vas désormais t’attaquer.

Et tu conquiers tous ceux qui te voient jouer. Tes grands yeux noirs, ta grâce, ta peau de porcelaine, ta fine silhouette. C’est grâce à Vacances romaines de William Wyler qui tu reçois l’Oscar de la meilleure actrice en 1954. Tout le monde est sous ton charme. Ton élégance, ton allure, ta tenue et ta beauté ont raison du cœur des plus grands stylistes. Tu deviens l’égérie du créateur de mode Givenchy, tu deviens mannequin, tu touches à tout.

En amour non plus, tu ne te contentes pas d’un seul rôle. Tu épouses le comédien Mel ferrer en 1954, vous jouez ensemble à Broadway, vous jouez ensemble dans le film Guerre et paix de King Vidor, vous avez un fils en 1960. A cette époque, tu enchaînes les tournages, les succès, mais tu es aussi meurtrie dans ta vie de femme, dans ton corps fragile, par de nombreuses fausses couches. C’est après le tournage de Seule dans la nuit de Terence Young, que ton mari produit, que vous vous séparez. Tu te remaries en 1969 avec Andrea Dotti, un psychologue italien, avec qui tu as ton second fils. Tu te consacres alors à ton rôle d’épouse et de mère malgré les infidélités répétées de ton mari. Tu ne joues presque plus. Puis, en 1982, tu commences une nouvelle vie avec l’acteur Robert Wolders avec qui tu t’installes en Suisse. C’est à cette période que tu commences à faire de l’humanitaire. Tu effectues des missions pour l’Unicef, tu deviens Ambassadeur de bienveillance auprès de l’ONU, tu parcours les quatre continents au service des enfants du Tiers Monde.

C’est alors la maladie qui t’atteint, un cancer du colon, que tu tentes de vaincre pendant une année, avant d’en mourir le 20 janvier 1993, en Suisse, dans ta maison. Ta disparition suscite beaucoup de peine, beaucoup d’émoi, chez tous ceux qui t’ont côtoyée dans le monde du cinéma, chez tous ceux que tu as aidés en te consacrant à l’humanitaire, chez tous les anonymes qui n’oublieront jamais tes yeux noirs, tes robes bohèmes, ta silhouette frêle, ta peau de porcelaine.

Tu fus un exemple d’engagement, si jeune, quand l’Europe se déchirait, puis plus âgée quand l’humanitaire a pris le pas sur ta carrière d’actrice de cinéma. Tu restes un modèle d’élégance, de droiture, de vie hors-norme aussi, du petit pays où tu es née, où tu t’es construite avec un père absent, où tu t’es consacrée aux arts, à la danse, à la comédie, jusqu’aux plateaux de tournage d’Hollywood où tu as été couronnée d’un Oscar, jusqu’aux pays où tu t’es arrêtée pour aider, épauler, sourire et écouter.

Tu as vécu tes rêves, tu as construit ta voie, tu as joué, tu as aimé, tu as souffert, tu as grandi, tu as compté, et, personne, aujourd’hui encore, ne t’a oubliée.

Laura

 Crédit : Audrey Hepburn, The set of Love in the Afternoon, 1957. 



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